Comment bien choisir son concours du Ministère de la Justice

Choisir ses concours

Il n’est pas envisageable pour les candidats de concourir à tous les concours présenter dans cet ouvrage. Les candidats doivent alors opérer des choix avant de s’inscrire aux concours.

L’intérêt du métier

Chaque candidat qui s’inscrit à un concours doit pouvoir se projeter dans sa future profession et envisager son avenir professionnel au sein d’une administration. Il doit également construire son projet professionnel. À défaut d’un projet précis, le candidat doit se renseigner a minima sur les métiers qui l’intéressent.

Pour parvenir à effectuer un choix efficient, il peut être utile de consulter les fiches du Répertoire Interministériels des Métiers de l’État.

Par ailleurs, il est fortement conseillé de se renseigner quant aux quotidiens des professions choisies. Certains candidats insuffisamment informés sur leur future profession démissionnent après quelques semaines d’école ou lors des premiers stages. De plus, lors des oraux, le candidat doit être en capacité de décrire l’organisation de l’administration qu’il souhaite intégrer, les fonctions et missions qu’il souhaite assurer.

Dès lors, se renseigner quant aux métiers envisagés est d’une réelle utilité tant pour la carrière professionnelle du candidat que pour la réussite du concours.

Outre les renseignements que le candidat pourra trouver sur le site du ministère de la Justice: http://www.metiersjustice.gouv.fr; il est intéressant de contacter des professionnels œuvrant au sein des services du ministère de la Justice. Ces contacts permettront au candidat de vérifier ses choix professionnels.

Certains responsables de services déconcentrés du ministère de la Justice (juridic­tions, établissements pénitentiaires, service pénitentiaire d’insertion et de probation, services de la protection judiciaire de la justice) répondent positivement aux demandes de stage « d’immersion professionnelle ». Les personnes intéressées peuvent contacter par écrit les chefs de juridiction ou directeurs de service en leur adressant une lettre de motivation et un curriculum vitae. Ces stages doivent faire l’objet d’une convention signée entre le stagiaire étudiant, l’université et le lieu de stage.

Enfin, il est possible de prendre des renseignements auprès des professionnels intervenant dans les Instituts d ‘Études Judiciaires.

Le niveau d’études

Alors même que certains concours nécessitent d’être titulaires d’un diplôme universitaire, il est impératif que le candidat s’informe sur le niveau d’études réel des candidats inscrits.

En effet, le niveau requis prévu les textes pour pouvoir s’inscrire à un concours n’est pas toujours le niveau réel des candidats.

Ainsi, la majorité des candidats qui présente les concours de la magistrature, de directeur des services pénitentiaires, de directeur pénitentiaire d’insertion et de probation et de directeur de greffe sont titulaires d’un Bac+S.

Les candidats présentant les concours d’éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse et de conseiller pénitentiaire µ’insertion et de probation sont majoritairement titulaires d’un Bac+4.

Enfin, certains concours, notamment les plus sélectifs, nécessitent une inscription en préparation spécifique pour permettre d’acquérir les techniques non appréhendées à l’université telles que la culture générale, une note de synthèse ou la note administrative.

Les autres critères importants

Présenter un concours fait appel à un réel investissement durant l’année de préparation. Dès lors et pour mettre « toutes les chances de son côté », il est conseillé au candidat de s’inscrire uniquement à des concours présentant des matières communes.

En effet, si le candidat choisi de présenter des concours avec un nombre important de matières différentes, il élargira le spectre des matières devant être révisée et ne pourra acquérir les connaissances suffisantes dans chacune d’entre elles.

De plus, les candidats doivent s’orienter dans un premier temps vers des concours « similaires » nécessitant les mêmes exigences et niveau d’études.

Par ailleurs, il est recommandé de s’intéresser au taux de participation des candidats aux épreuves d’admissibilité et au nombre de places proposées par les administrations. Il est constaté que pour certains concours, une majorité de candidats qui s’inscrivent ne se présentent pas aux épreuves d’admissibilité. Il s’agit le plus souvent d’un constat effectué pour les concours qui n’offrent qu’un nombre très limité de places. Ainsi, en 2018 pour le concours de directeur des services pénitentiaires, il était proposé 22 places pour le concours externe et 14 places pour le concours interne. Le taux de participation aux épreuves d’admissibilité était d’environ 30 %, ce qui représente environ 400 présents sur 1200 inscrits.

Dès lors, les candidats ne doivent pas s’abstenir de concourir même si le nombre de postes offerts peut paraître extrêmement réduit.

Enfin, il semble important de limiter le nombre de concours tenté sur une année. Ainsi, s’inscrire à trois ou quatre concours semble être suffisant.

Il est recommandé également de porter une attention particulière quant aux dates des épreuves d’admissibilité qui peuvent parfois se chevaucher .