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L’épreuve de la Question à Réponses Courtes

du concours de la Magistrature

La réforme du concours d’entrée à l’École nationale de la magistrature, outre qu’elle a rendu obliga­toire l’épreuve de Droit public (dénommée d’une manière plutôt sibylline « Organisation de l’État, organisation de la justice, libertés publiques et droit public », a aussi changé la nature de ladite épreuve qui prend désormais la forme de questions à réponses courtes (au nombre de 4), le tout dans un délai de 2 heures.

Il est bien certain que la difficulté majeure de l’exercice réside dans la brièveté du temps imparti qui ne laisse la place à aucun brouillon et qui exige une familiarisation avec le cours afin de perdre le moins de temps possible. Traiter 4 questions en 2 heures implique en moyenne une trentaine de lignes par question rédigées en 20 à 25 minutes.

L’objectif à poursuivre en l’espèce est double. D’une part, le candidat doit faire montre d’une connais­sance technique de la problématique en procédant à un état des lieux constitutionnel, législatif, juris­prudentiel. Il s’agit en effet d’être en mesure de citer la dernière révision constitutionnelle en date, la dernière loi, la dernière jurisprudence tout en la mettant en exergue au regard des dispositifs anté­rieurs. D’autre part, il s’agit, au-delà de cet apport académique, d’essayer de mettre en perspective les connaissances avancées en les rapprochant de grands mouvements qui animent le droit public, de réflexions d’auteurs qui ont pu être lues dans la doctrine. En effet, quand bien même la durée de l’épreuve se révèle extrêmement brève, il convient de ne pas se limiter à une simple description, à une simple récitation mais il s’agit aussi de prouver au correcteur la densité de la pensée proposée.

Le salut passe en l’espèce par une excellente maîtrise du cours favorisant une clarté et une exhaustivité de l’analyse.